Les effets des changements climatiques sur le secteur agricole canadien

Les changements climatiques ne sont plus un phénomène associé au futur. Ils se font déjà bien sentir dans le secteur agricole canadien et sont en accélération. La hausse des températures, la modification des régimes pluviométriques et l’augmentation du nombre de phénomènes météorologiques extrêmes ont déjà commencé à induire des changements dans les pratiques et les lieux d’exploitation agricole au pays.

Le Canada continue de se réchauffer à un rythme qui est environ deux fois supérieur à la moyenne mondiale, les régions du Nord et des Prairies se réchauffant encore plus rapidement. Depuis 1948, la température moyenne a augmenté de 1,9 °C au Canada comparativement à environ 1,2 °C à l’échelle de la planète. Ainsi, les hivers raccourcissent et les saisons propices à la culture s’allongent, selon Statistique Canada.

Nous vous présentons ci-dessous certaines possibilités et certains défis découlant des changements climatiques pour les agriculteurs.

Des possibilités de pratiques agricoles plus « vertes »

En tant que pays situé à une haute latitude, le Canada connaît un réchauffement particulièrement important, qui fait en sorte que les périodes sans gel sont maintenant plus longues. L’Alberta pourrait être la province qui profite le plus de l’augmentation des précipitations pendant l’hiver et l’été, tandis que la Saskatchewan et le Manitoba pourraient connaître peu de changements ou simplement de légères hausses. Les températures plus chaudes pourraient entraîner une baisse des coûts énergétiques pour les agriculteurs. De plus, elles pourraient réduire la facture des producteurs de bétail pour l’alimentation des animaux et accroître le taux de survie des jeunes bêtes.

Les changements climatiques pourraient par ailleurs favoriser l’adoption de pratiques agricoles augmentant la séquestration du carbone (« agriculture du carbone ») et ainsi avoir pour effet d’améliorer la qualité des sols. Ces pratiques incluent des pratiques « sans labours » (les cultures sont effectuées annuellement sans que la terre ne soit retournée), des méthodes de « culture de couverture » (qui favorisent l’activité microbienne dans le sol) ainsi qu’une technique de « gestion holistique » popularisée par le biologiste Allan Savory (technique axée sur les pâturages). Les changements dans les pratiques agricoles (cultures annuelles, cultures pérennes, culture axée sur les pâturages) pourraient aussi permettre de réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Les défis imminents

Les systèmes agricoles ont du mal à s’adapter aux phénomènes météorologiques extrêmes, comme les inondations et les sécheresses. En 2025, le total des pertes assurées causées par des conditions météorologiques extrêmes a dépassé les 2,4 milliards de dollars. Ainsi, cette année a été la 10e année la plus coûteuse jamais enregistrée au Canada, selon le Bureau d’assurance du Canada (BAC). Pour les agriculteurs, les conditions extrêmes peuvent entraîner des retards dans les semis et les récoltes, une érosion accrue des sols, une perte de nutriments dans les sols et, en cas de sécheresse ou d’inondation, des baisses de rendement.

Qui dit températures plus élevées dit étés plus chauds. La hausse du mercure peut poser problème pour les éleveurs de bétail, qui peuvent faire face à des vagues de chaleur meurtrières, à une baisse de la production laitière et de la reproduction, et à une diminution du gain de poids chez les bovins de boucherie. Par ailleurs, des niveaux plus élevés de dioxyde de carbone (CO) dans l’air ainsi que l’utilisation accrue des pesticides pour la culture et des agents pathogènes pour l’élevage peuvent accroître la prolifération des mauvaises herbes. Enfin, la fabrication de pesticides, leur transport et leur application peuvent hausser les coûts de la consommation d’énergie pour les agriculteurs.

Même si certaines régions ont réussi à bien s’adapter aux changements climatiques, les risques qu’ils posent continuent de prendre de l’ampleur. En 2025, la production de blé et de canola a atteint de nouveaux records nationaux, mais les résultats ont fortement varié selon les régions, l’Est du Canada ayant connu des baisses à cause de la chaleur. Dans des scénarios de réchauffement modéré, les projections indiquent que si aucune mesure d’adaptation supplémentaire n’est prise, les Prairies pourraient aussi connaître une baisse de rendement de l’ordre de 20 % à 37 % pour la production de canola.

Bien que de nombreuses incertitudes planent sur l’avenir du secteur agricole canadien, une chose est claire : nous devrions assister à une augmentation du nombre de phénomènes météorologiques extrêmes, de l’érosion des sols et des températures moyennes. Pour s’adapter et assurer leur viabilité, les agriculteurs devront envisager la possibilité de se tourner vers des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement.

Protégez-vous et protégez votre entreprise en vous procurant la bonne assurance

Même si vous prenez toutes les précautions nécessaires pour protéger votre entreprise, des imprévus peuvent toujours survenir et entraîner des pertes. Votre police d’assurance des entreprises de Northbridge peut inclure un accès aux experts de notre équipe de prévention, qui peuvent se rendre sur les lieux de votre exploitation pour vous conseiller sur l’adoption de mesures de gestion des risques adaptées. Consultez notre page sur les solutions de gestion des risques ou notre page sur l’assurance pour les agriculteurs pour en savoir plus sur la manière dont nous pouvons aider votre entreprise à avoir une longueur d’avance au chapitre de la gestion des risques liés aux changements climatiques.

Le présent billet est fourni uniquement à titre informatif et ne vise pas à remplacer les conseils de professionnels. Nous ne faisons aucune assertion et n’offrons aucune garantie relativement à l’exactitude ou à l’intégralité des renseignements contenus dans le présent document. Nous ne pourrons en aucun cas être tenus responsables des pertes pouvant découler de l’utilisation de ces renseignements.

Sujets reliés

Demander une soumission

    Nous joindre

      Nous joindre