Les personnes qui vivent en résidence peuvent être exposées à des risques particuliers : chutes, erreurs dans la médication, cybercrimes ciblant les personnes âgées, etc. Il en va de même pour les aidants.
Les établissements de soins de longue durée (qui font partie des nombreux types de résidences qui existent) offrent un soutien aux personnes âgées qui ont besoin d’aide pour accomplir leurs activités quotidiennes et qui ne peuvent plus vivre en toute sécurité chez elles. Pour les personnes qui travaillent sur le long terme dans ces établissements, le fait de s’occuper de résidents pouvant souffrir de maladies chroniques, de problèmes de mobilité ou de troubles cognitifs peut les exposer à un ensemble unique de risques sur les plans physique et psychologique.
Entre autres, la violence et les abus à l’endroit des travailleurs sont plus fréquents qu’on ne le croit dans les résidences pour les personnes en perte d’autonomie, même s’ils sont souvent perpétrés involontairement. Les travailleurs font aussi face à des risques de blessures vu la nature physique de leur travail, par exemple lorsqu’ils doivent soutenir physiquement ou transférer un résident à mobilité réduite.
Risques encourus par les travailleurs offrant des soins aux personnes âgées
Les personnes qui offrent des soins aux personnes âgées font face à un certain nombre de risques qui sont les mêmes que pour les travailleurs des autres secteurs, comme les risques de chute, mais ils sont également confrontés à des risques propres aux établissements de soins de longue durée ou aux autres types de résidence pour les personnes en perte d’autonomie. Voici quelques exemples de ces risques particuliers.
Violence au travail
Les résidents peuvent être victimes d’abus ou de négligence de la part du personnel, des membres de leur famille en visite ou d’autres résidents, tandis que les travailleurs des résidences font face à des risques d’abus sur les plans physique, émotionnel ou verbal. Les incidents impliquant des agressions perpétrées par des résidents sont souvent involontaires et découlent généralement d’une démence ou d’autres formes de troubles cognitifs. Par exemple, un résident désorienté peut ne pas reconnaître son environnement ou le personnel soignant et percevoir ces derniers comme des éléments inconnus ou menaçants, ce qui peut l’amener à frapper quelqu’un, à lui donner des coups de pied ou à le mordre.
Blessures au travail
Les exigences physiques du travail, telles que le fait de devoir soulever et déplacer des résidents, peuvent exposer les travailleurs des résidences à des risques de blessures musculo-squelettiques et de blessures telles que des douleurs dorsales chroniques. Ces difficultés sont souvent exacerbées par le manque de personnel, les longues heures de travail, le manque de formation sur les techniques de manipulation et de déplacement des résidents, ainsi que par le manque d’accessibilité aux équipements. En outre, les exigences du travail peuvent avoir un impact sur le bien-être mental et émotionnel des travailleurs et leur causer de l’anxiété, de la fatigue chronique et même un épuisement professionnel.
Gestion des infections
Lors d’une pandémie ou d’une crise sanitaire mondiale, les résidents des établissements pour personnes âgées courent plus de risques que le reste de la population de subir des complications ou des effets indésirables à cause de leurs maladies chroniques et de leur système immunitaire affaibli, mais le personnel soignant n’est pas à l’abri des risques non plus. Des facteurs tels que la promiscuité, le manque de personnel et l’accès limité aux équipements de protection individuelle peuvent faire augmenter le risque de conséquences sur la santé, autant pour les travailleurs que pour les résidents, et ces conséquences peuvent être graves, s’étendre sur le long terme et même être fatales. De tels scénarios peuvent aussi donner lieu à des difficultés voire à des poursuites sur le plan juridique et accroître le roulement de personnel.
Responsabilité civile professionnelle
Les chutes ne constituent pas le seul problème qui peut survenir sur le plan de la responsabilité civile. Les personnes qui travaillent dans des résidences pour personnes en perte d’autonomie doivent également se protéger contre les poursuites en raison d’erreurs, d’omissions ou de négligences présumées. Les professionnels de la santé, notamment les infirmières autorisées, les ergothérapeutes, les physiothérapeutes, les préposés aux bénéficiaires, les nutritionnistes, les psychologues, les massothérapeutes et les travailleurs sociaux, peuvent faire face à des accusations de négligence ou de manquement à leurs obligations dans l’exercice de leurs fonctions, que ces accusations soient fondées ou non. Les bénévoles peuvent eux aussi faire face à ce type d’accusations.
Pratiques exemplaires pour atténuer les risques dans les établissements de soins de longue durée
Politiques et protocoles clairs
Pour atténuer le plus possible les risques, il faut commencer par mettre en place des politiques et des procédures claires, idéalement rédigées par un conseiller en gestion des risques ou un avocat.
Formation continue du personnel
Il est essentiel de former les employés, surtout en ce qui concerne les soins offerts aux résidents atteints de démence ou souffrant d’autres formes de troubles cognitifs. Une formation sur la gestion des comportements réactifs et la prévention des abus peut fournir au personnel les outils et les stratégies nécessaires pour bien gérer et désamorcer les comportements agressifs ou abusifs. La formation doit toutefois être offerte annuellement, et non une seule fois, aux employés comme aux bénévoles. La continuité des soins au sein des établissements est elle aussi primordiale afin que les intervenants connaissent bien les plans de soins et d’intervention de chaque résident.
Planification de la gestion des infections
En ce qui concerne la gestion des infections, les politiques et les procédures formelles jouent un rôle clé dans la protection des travailleurs, des résidents et des visiteurs en cas d’éclosion. Les mesures prises peuvent inclure des pratiques rigoureuses en matière d’hygiène des mains, l’utilisation appropriée d’équipements de protection individuelle et la mise en œuvre de stratégies de vaccination.
Chaque établissement doit disposer d’un plan de gestion des éclosions, et ce dernier doit être consigné et être révisé et mis à jour au besoin. En cas d’éclosion de maladie infectieuse, le personnel doit, dans la mesure du possible, travailler dans un seul établissement et suivre les protocoles de façon stricte, et les établissements doivent avoir un plan d’urgence pour l’affectation du personnel pour être en mesure de faire face à la pénurie possible de travailleurs. Une affectation en personnel insuffisante pendant en période d’éclosion peut augmenter le risque de conséquences négatives, par exemple les risques que les résidents soient négligés.
Protégez votre entreprise, vos travailleurs et vos finances
Le fait de vous informer sur les risques mentionnés ci-dessus peut vous aider à réduire les risques de subir un sinistre, mais il est essentiel de vous procurer une police d’assurance adéquate. Pour en savoir plus sur la manière dont une police sur mesure peut vous aider à vous protéger, vous, vos employés et vos finances, consultez notre page consacrée à l’assurance pour les résidences dès aujourd’hui!
